10/9/2008  L'AFC propose tous les ans de financer une thèse grâce à une convention de partenariat passée avec l'Ordre des Experts-Comptables. Cette thèse peut concerner la comptabilité financière, l'audit ou le contrôle de gestion. Merci de voir la rubrique correspondante sur le site.
Les différents modes de financement
1. L’allocation ministérielle
L’allocation ministérielle se traduit par un salaire versé au doctorant par le ministère de la Recherche dans le cadre d'un contrat de travail à durée déterminée de 3 ans. Ce salaire permet au thésard de se consacrer pleinement à la thèse.
A titre d’exemple, 4000 nouvelles allocations sont attribuées chaque année, soit 22% des étudiants inscrits en première année de thèse. Ce salaire s’élève à 1410 euros brut par mois en 2007.
Pou bénéficier de cette allocation, les demandes doivent en principe être faites en année de Master Recherche auprès de l’école doctorale et ce avant le 1er avril. L’étudiant doit avoir moins de 25 ans lors de son inscription en première année de thèse. Des dérogations, accordées par le chef d'établissement, sont possibles pour les étudiants âgés de moins de 30 ans au 1er janvier de l'année de candidature, sur présentation d'une demande expresse et motivée du responsable de l'école doctorale.
Plus d’informations sur :
Le site du Ministère de la Recherche
2. Les allocations régionales
Les allocations régionales (cf. la Région dont dépend l’Ecole Doctorale de votre Université) sont octroyées pour une durée de trois ans, non renouvelable. Leur montant est identique à l’allocation ministérielle. Comme leur nom l’indique, elles sont versées par les régions. Elles sont bien évidement peu nombreuses. L’allocation régionale sous-entend une implication forte du thésard. Il doit s’engager :
• à fournir régulièrement un dossier de suivi scientifique,
• à poursuivre un cycle doctoral sur un thème concernant l’une des priorités régionales et dans un laboratoire reconnu par la Direction de la Recherche et des Etudes Doctorales ou par un organisme public de recherche,
• à mener une action citoyenne dans la région : soutien scolaire à de jeunes élèves, tutorat d’étudiants de 1er cycle, promotion des métiers de la recherche, ou veille scientifique pour des entreprises. Un projet d’action devra obligatoirement être joint au dossier de candidature.
Le dossier de candidature doit être transmis au responsable du laboratoire dont il dépend. Ce dernier se chargera d’établir un pré classement des demandes et les transmettra ensuite à l’école doctorale.
NB : les allocations permettent d’intervenir à l’université en tant que moniteur : le monitorat
3. La CIFRE
La Convention Industrielle de Formation par la REcherche (CIFRE) implique un jeune chercheur, une entreprise et une équipe de recherche. Trois liens sont ainsi établis :
• Entre le jeune chercheur et le laboratoire de recherche, par l’intermédiaire de l’inscription en doctorat
• Entre le jeune chercheur et l’entreprise, par l’intermédiaire d’un contrat à durée déterminée de 3 ans, ou indéterminée
• Entre l’entreprise et le laboratoire de recherche, par l’intermédiaire d’un contrat de collaboration
L’entreprise reçoit une subvention annuelle émanant de l’Etat, d’un montant de 14635 euros (1220 euros par mois). Elle doit verser un salaire brut de 1685 euros brut minimum au doctorant (il est possible de négocier une rémunération supérieure). Les demandes doivent être adressées à l’ANRT : Le site de l'ANRT
NB : il est possible de signer une CIFRE dans certaines organisations publiques ou semi-publiques, mais cette pratique n’est pas encore très répandue.
4. Le CDD/CDI (partie terrain) + ATER
Si aucune bourse ne lui a été attribuée et qu’il n’a trouvé aucune entreprise pour signer une convention CIFRE, le doctorant ne doit pas baisser les bras pour autant. Il peut mener sa thèse tout en étant salarié dans une organisation. Ce mode de financement permet au thésard d’avoir accès au terrain quotidiennement et ainsi de mener une recherche productive et enrichissante.
En contrepartie, ce type de financement implique un travail conséquent et peu de temps disponible pour la vie privée. Travailler à temps plein et mener une thèse se révèlent difficile, c’est pourquoi il faut préférer un temps partiel (50 ou 80%).
La dernière année de thèse peut être l’occasion de quitter le terrain de recherche et de rompre le contrat signé avec l’organisation pour obtenir un poste d’ATER (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche). En tant qu’ATER le doctorant assure un enseignement de 128 heures de cours ou de 192 heures de travaux dirigés ou 288 heures de travaux pratiques par an. La rémunération brute proposée est de 1911,37 euros par mois ; à cela s’ajoute une prime de recherche et d’enseignement supérieur d’un montant annuel de 1 152 euros brut.
Plus d’informations sur :
Le ministère délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche
5. L’AUF
L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) est une institution multilatérale qui soutient la coopération et la solidarité entre les institutions universitaires travaillant en français, prioritairement avec les pays francophones d’Afrique, du Monde arabe, d’Asie du Sud-Est, d’Europe centrale et orientale et de la Caraïbe. Elle contribue également au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche.
L’AUF est présente dans près de 70 pays. Elle est l’opérateur direct de la Francophonie pour l’enseignement supérieur et la recherche et elle participe, ainsi, grâce au soutien des États et gouvernements ayant le français en partage, à la construction et à la consolidation d’un espace scientifique en français.
http://www.auf.org/
6. Les bourses Eiffel
Le programme de bourses d'excellence Eiffel, lancé en janvier 1999 par le ministère des Affaires étrangères, est destiné à soutenir l'action de recrutement à l'international des établissements d'enseignement supérieur français, dans un contexte de concurrence accrue entre pays développés pour attirer l'élite des étudiants étrangers.
Le programme vise, en priorité, à former en France les futurs décideurs du secteur privé et de l'administration des pays émergents.
Ces bourses sont financées par le ministère des affaires étrangères français et gérées par EGIDE (centre français pour les échanges internationaux). Elles couvrent :
• les frais de voyage ;
• les frais de séjour (1050 euros/mois) ;
• la couverture sociale.
Ces bourses sont ouvertes à différents domaines notamment celui des sciences de gestion.
Dépôt des dossiers avant la mi janvier, auprès de l’université ou l’école française dans laquelle l’étudiant souhaite mener sa formation.
http://www.egide.asso.fr/fr/programmes/eiffel/
7. Les programmes européens
Pas de financement direct si ce n’est à l’intérieur des différents appels d’offres dans le 7° PCRDT, les actions COST, le programme ERASMUS Mundus et les projets TEMPUS.
• Un site à consulter, avec abonnement gratuit à la revue RDT, pour se tenir au courant de ce qui se fait en Europe :
http://ec.europa.eu/research/rtdinfo/index_fr.html
• Service communautaire d’information sur la recherche et l’information :
http://cordis.europa.eu/fr/home.html
• Pour rechercher une information ciblée :
http://cordis.europa.eu/search/index.cfm?dbname=prog
Le point de contact national est le ministère délégué à la recherche.
• Les programmes pour la création de réseaux de recherche : actions COST
• Les programmes de développement de recherches : 7° PCRDT ou framework program, regarder dans les appels « Science and society ».
http://cordis.europa.eu/fp7/home_en.html
• Le guide pratique du 7ème PCRDT:
http://www.eurosfaire.prd.fr/7pc/doc/1164274329_fp7_guide_pratique_reis_nov_2006.pdf
• Possibilité de trouver des informations sur les différents programmes au sein des bureaux relations internationales des universités
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